Dimanche 29 janvier 2006

L'affiche était alléchante :

FEDERER The King, invaincu en 2006. Jamais perdu une finale en grand chelem. Plus ce mec se rapproche d'une finale, plus la mission du joueur d'en face devient impossible.

BAGHDATIS, 20 ans, a écarté tous les gros outsiders pour se hisser en finale. 56ème mondial à l'ATP. Une demi-finale de très costaud pour vaincre l'argentin David Nalbandian en 5 sets après avoir perdu les 2 premiers.

Roger FEDERER (SUI) bat Marcos BAGHDATIS (CHY) 5-7 7-5 6-0 6-2

Le chypriote est un guerrier de la trempe de Nadal. Mais Federer était aujourd'hui trop fort.

Ambiance de folie à Melbourne. Le chypriote aura laissé passer une sacrée occasion dans le 2ème en manquant 3 balles de tie-break à 7-5 5-6 40-0 sur son service.

Il perd aujourd'hui la tête haute car il a bousculé très nettement le n°1 mondial.

Après le gain du second set, Federer accélère et reprend l'emprise sur le match pour finalement l'emporter très facilement.

Federer remporte son 7ème titre du Grand Chelem, son second titre à Melbourne après le 1er gagné en 2004. La route est toute tracée : prochain objectif pour le roi : Roland Garros.

Par Bertrand - Publié dans : Tennis
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Samedi 28 janvier 2006

Comment décrire ce que j’ai pu ressentir en revoyant ce film…beaucoup d’émotion, car imprégné de toutes mes lectures sur Che Guevara ; je retrouve chaque fois dans ce film les images que je me suis construites sur ce personnage fascinant. L'interprétation de l'acteur Gael Garcia Bernal est vraiment très réussie, il incarne parfaitement les idéaux du futur Che.

Cette épopée avec son ami Alberto Granado est fantastique, parce qu’elle s'articule autour d'une amitié très forte, intime qui se révèle donc très émouvante. L’histoire est drôle, les anecdotes savoureuses et l’intensité dramatique augmente au fil du film à mesure que le spectateur perçoit l’évolution d’Ernesto Guevara.

Comment ne pas aimer les 2 personnages qui traversent ce long périple ensemble, complices comme jamais, partageant leurs rêves sans savoir ce que sera demain leur destinée. Ces deux-là ont une rage de vivre, ils aiment la nature humaine, et chacune de leurs valeurs est imprégnée de respect et d’humilité.

Une belle amitié qu’on aimerait voir se prolonger à l’écran une heure de plus au moins, encore et encore. Le film s’achève et nous fait réfléchir à l’échelle de la vie, qui reste une expérience si courte en définitive…Le gros plan sur Alberto, vieilli, srcutant l’horizon en dit long sur ces pensées…A quoi pense-t-il ? Sans doute à son copain Ernesto, au moment où celui-ci le quitte Caracas, pour aller accomplir son destin.

Chacun de nous aura forcément un jour connu une expérience de ce type avec un ami, expérience qui quand on a 20 ans, est  forcément unique…Ce film est touchant car il nous fait ressentir à pleins poumons la force de la jeunesse et la beauté des rêves quand on a 20 ans.

Se pincer pour savourer chaque moment de la  vie, continuer à vivre avec des idéaux et la conviction qu'il n'y pas d’autre alternative que la sincérité dans les rapports humains.

Dans le film, on découvre également la mère d’Ernesto, et la fiancée d’Ernesto, « Chichina ». Je trouve l'anecdote très symbolique concernant le personnage d'Ernesto, qui au moment de la quitter pour son voyage avec Alberto, confie:  « où ai-je pu trouver la force de la laisser là et m’en aller faire ce voyage"...

 

 

Par Bertrand - Publié dans : Cinéma
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Samedi 28 janvier 2006

The ice Kub, ou comment se faire surprendre par un concept de bar même après 10 années passées à Paris !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Assez énorme je dois dire !

Si vous aimez les trucs un peu délirants et que vous avez les moyens ou si vous êtes tout simplement prêts à dépenser 50 EUR en une seule soirée à Paris, j'ai ce qu'il vous faut :

THE ICE KUB / 1-5 passage Ruelle / 75018 PARIS - www.kubehotel.com

Premier bar glace de l'hexagone, d'où le principe  "ice kub", la température y est de -5%, et la seule boisson autorisée est la vodka (malabar, framboise, etc.).

On vous habillera à l'entrée du Kub avec anorak, gants et bonnets, et vous pourrez vous prêter à la "vodka attitude" avec petits toasts au saumon notamment.

Vous verrez qu'à une telle température ingurgiter de la vodka - à volonté pendant 30 minutes - est incroyablement facile, surtout quand les parfums sont sucrés avec une savante dose de marketing. Attention cependant au choc thermique à la sortie...

Par la suite, vous pouvez profiter du bar lounge et y rencontrer des gens célèbres !!!!

Pour l'anecdote - les parisiens adorent ce style de "people news", j'ai eu hier soir l'immense privilège de bavarder avec Jérome Alonso, gardien de but charismatique et emblématique du PSG, au passage très naturel et très accessible.

COMBIEN CA COUTE TOUT CA ?

Droit d'entrée : 38 EUR + prévoir au moins une boisson genre vodka get) au salon lounge 12 EUR

soit 50 EUR.

Dites vous que vous êtes allé(e) à un spectacle, cela vous fera mieux digérer l'addition :-)

PS - j'ai remarqué que les filles et la vodka forment un tandem surprenant au bout de 15 minutes passées à -5 degrés.

QU'EST-CE QUE J'EN PENSE :

- du Parisianisme dans toute sa splendeur, sur le thème "La déco intérieure est trop géniale".

- Evidemment trop cher pour ce que c'est, le concept original n'efface pas le racket financier.

- En tout cas pendant qu'on parle de l'Ice Kub, on évite de parler des vrais sujets de ce monde. Déprimant.

Par Bertrand - Publié dans : People
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Dimanche 22 janvier 2006

Cela m'arrive comme chacun d'attraper l'émission de Thierry Ardisson le samedi soir sur France 2.

Hier soir, j'étais les larmes aux yeux à écouter les confidences de René Vilard, plus connu sous le nom de Hervé Vilard, nous racontant avec émotion sa jeunesse douloureuse : son traitement ignoble à l'orphelinat, sa solitude, ses galères bouleversantes, son arrivée à Paris dans les années 60, sa vie dans les rues de Pigalle pour manger, puis sa rencontre déterminante avec un homme qui va changer sa destinée.

Hervé Vilard fait partie de ces chanteurs raillés par pur instinct grégaire, parce que soi-disant ses chansons sont "ringardes".

On peut ne pas aimer ses chansons mais en tout cas il faut respecter et admirer l'homme.

Je n'ai pas connu l'époque de son succès, je ne fais pas pour ainsi dire partie de son "public". Mais j'aime écouter avec nostalgie ses chansons. Les mélodies sont intactes. Qui n'a pas sur le bout des lèvres les paroles de "Méditerranéenne" ou "Capri c'est fini" ?

Le livre, sorti dans les kiosques - L'âme seule, éditions Fayard - est écrit de sa plume dans un style magnifique à n'en pas douter. Et vaut la peine d'être lu.

Par Bertrand - Publié dans : People
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Samedi 21 janvier 2006

Le Chili vit un heureux présent et efface peu à peu les traces de son douloureux passé, incarné à jamais par cette saloperie de tortionnaire qu'était le général Pinochet, installé en 1973 par un coup d'Etat made in USA et évincé seulement en 1990.

Aujourd'hui le Chili renaît et l'évènement est unique dans les anales d'un pays d'Amérique du Sud : une femme, Michelle Bachelet, a réussi dimanche 15 janvier 2006 à accéder à la présidence de la République du Chili avec 53,49% des voix, contre 46,51% pour son adversaire de droite, Sebastian Pinera, chef d'entreprise milliardaire.

MIchelle Bachelet était la candidate de la Concertation démocratique, coalition de centre-gauche au pouvoir depuis la fin de la dictature Pinochet.

Son père, d'ascendance française, était général d'aviation puis fut nommé par le président Allende à la tête du Bureau de distribution des produits alimentaires. Arrêté par les généraux putschistes en septembre 1973, il mourra en 1974 sous la torture. Après l'assassinat de son père, Michelle a du en 1975 s'exiler en Australie. Par la suite, elle entreprend des études de médecine en Allemagne de l'Est et reviendra au Chili en 1979. C'est le début d'une carrière politique qui la mènera 17 ans plus tard sur la plus haute marche de l'Etat.

Cette ancienne ministre de la Santé incarne l'Espoir pour un tout un pays.

Souhaitons lui de réussir, et souhaitons à notre monde de porter davantage de femmes au pouvoir.

 

Par Bertrand - Publié dans : Politique internationale
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