Vendredi 30 juin 2006

 ITALIE 3-0 UKRAINE

Ce soir, l'Italie rencontrait les équipiers d'AndreÎ Shevchenko, et ce match semblait très ouvert. Les Italiens avaient bien commencé le Mundial mais semblaient un peu s'essoufler, en témoigne la victoire dans la douleur contre l'Australie en 1/8è.

Inversement l'Ukraine n'ayant pas convaincue, on pouvait imaginer une équipe plus forte de jour en jour.

Il n'y a finalement pas eu de suspense. Dès la 6ème minute, Zambrotta donne l'avantage à son équipe. Une équipe d'Italie qui mène est une équipe d'Italie très dure à battre. Certes les Ukrainiens se sont heurtés à un très bon Gianluigi Buffon, mais leur absence de réalisme devant le but leur aura sans doute coûté très cher en quart de finale de coupe du monde. C'est Luca Toni qui porte l'estocade par 2 fois et propulse l'Italie en demi-finale.

La demi-finale sera un grand classique mondial, puisqu'elle opposera Italie et Allemagne.

Par Bertrand - Publié dans : Foot Worldcup 2006
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Vendredi 30 juin 2006

 ALLEMAGNE 1-1 ARGENTINE (ap) 4-2 aux tirs aux buts

Allemagne qualifiée !

Cette rencontre en Coupe du Monde était forcément un sommet :

Allemagne : 3 titres (1954 1974, 1990), 4 finales perdues (1966,1982,1986,2002) et 3 demi-finales perdues (1934,1958,1970)

Argentine : 2 titres (1978, 1986), 2 finales perdues (1930,1990).

La dernière fois que les 2 équipes se sont rencontrées c'était en finale en 1990, et l'Allemagne de Mathaus s'était imposée 1-0 face à l'Argentine de Maradona. Tout le monde se souvient du chagrin et des larmes d'el Pibe de Oro.

Ce soir, c'est encore la terrible épreuve des tirs aux buts qui a décidé. Et à ce jeu là, l'équipe d'Allemagne s'est montrée la plus adroite. Bon, comme déjà dit, je n'aime pas les stats, car on en trouve toujours une pour vous convenir. Mais regardez celle-ci avant le match :

L'Allemagne s'est toujours imposée à l'issue de la séance des tirs au but dans un match de Coupe du monde, ne manquant qu'un seul tir sur 14. A trois reprises dans l'histoire de la Coupe du monde, la Mannschaft a poursuivi son parcours dans une phase finale en maîtrisant l'exercice. Lors de la demi-finale du Mondial 1982 en Espagne, l'Allemagne avait fait craquer les Français en s'imposant 5 tirs au but à 4 (3-3 après prolongation). Lors du Mondial 1986 au Mexique, elle avait battu les hôtes mexicains en quart de finale 4 tirs au but à 1 (0-0 après prolongation). Quatre ans plus tard, en Italie, les Allemands se qualifiaient pour la finale du Mondial 1990, en battant l'Angleterre 4 tirs au but à 3 (1-1 après prolongation). Le seul joueur allemand à avoir raté un tir au but est Uli Stielike en 1982 contre la France.

Aujourd'hui Roberto Ayala, capitaine et buteur de son équipe d'une magnifique tête à la 49ème minute, a manqué son pénalty, de même que Esteban Cambiasso. De l'autre côté, aucun allemand n'a flanché et l'Allemagne ira en demi-finale.

Les Argentins peuvent nourrir beaucoup de regrets, car ils ont maitrisé le jeu pendant quasiment toute la partie. Après avoir ouvert le score, Peckerman a préféré sortir Riquelme et Crespo, ce qui a obligé son équipe à subir. Cette stratégie non payante avait déjà été observée face à la Côte d'Ivoire, et avait permis aux Elephants de revenir dans la partie. Là les Allemands sont revenus grâce à Miroslav Klose et son sens de l'anticipation. Une occasion de la tête, une seule occasion pour lui et son équipe, et 1-1. Les Argentins connaissaient parfaitement le potentiel énorme de leur équipe, et être battus sans avoir vus sur le terrain leur petit prodige Lionel Messi risque d'être particulièrement indigeste.

Je voudrais quant à moi rendre hommage à un joueur exceptionnel du milieu de terrain argentin, joueur qui fera sans nul doute reparler de lui dans le futur, c'est Javier Mascherano, numéro 8, actuellement aux Corinthians (Brésil) et qui à mon avis rejoindra très rapidement un grand club européen.

Il me semble qu'aujourd'hui l'Argentine n'a pas tenté, a joué "petit bras" et dans ce style de scénario, ce sont évidemment les adversaires qui l'emportent.

J'ai une pensée à mes amis et amies Argentins, car ce soir, dans les rues de Buenos Aires, les supporters seront inconsolables et ce sont les larmes qui vont couler.

Par Bertrand - Publié dans : Foot Worldcup 2006
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Jeudi 29 juin 2006

Nous avons l'Equipe, mais eux (brésiliens) ont également un quotidien sportif : Lance !

Ci-joint le lien internet, si vous parlez portuguais, vous verrez que les Brésiliens ne parlent évidemment que du match Brésil-France.

Beaucoup de respect des 2 côtés, aucune intoxication avant match : çà sent la poudre. 

http://www.lancenet.com.br/index.htm

Par Bertrand - Publié dans : Actualité
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Mercredi 28 juin 2006

Aujourd'hui, je ne sais pas vous mais moi j'ai savouré, et je continue de savourer cette éclatante victoire des Bleus contre l'Espagne. J'ai savouré de voir l'équipe se hisser enfin au niveau attendu et tant espéré. J'ai savouré la force dégagée par notre équipe, et notamment psychologique. Je pense à tous les vrais supporters de France, ceux qui ne crachent pas contre l'équipe quand elle perd ou joue mal, ceux qui ne sifflent pas dans les tribunes du Stade de France, les simples, les humbles, les silencieux, les cachés, les passionnés, les irréductibles.

Cette victoire est celle de l'humilité (retrouvée de notre équipe) contre l'arrogance, comme très souvent dans le sport. Elle est par ailleurs incontestable du point de vue sportif, tellement les Français ont semblé supérieurs dans chaque aspect du jeu : rigoureux, patients, incisifs et enfin très réalistes dans la conclusion.

Pour commencer, je voudrais saluer cette jeune équipe d'Espagne, à qui il a manqué le brin d'expérience si important dans les grandes compétitions. "Sueno roto" (rêve brisé), c'est ce que titrait dans la nuit le quotidien Marca. Cette équipe espagnole a de beaux jours devant elle, elle va gagner en maturité, et sera sans doute l'une des favorites de l'Euro 2008 en Autriche.

Notre équipe de France hier soir avait faim. Un appétit qui, à l'instar de celui de ses supporters, est maintenant rendu insatiable.

L'homme du match le plus souvent cité est Patrick Vieira, capitaine admirable, passeur puis buteur ; il fut hier un monstre sur le terrain. Regardez bien son regard terrible à l'encontre d'Aragones, lui demandant de se calmer et de se taire. Aragones sélectionneur polémiqueur, qui a lui seul, a dû aiguiser la révolte française.

Mais il me semble que la palme doit pourtant revenir - à ceci près que dans un match aussi accompli que celui d'hier, c'est surtout la force collective qui a été énorme - à Franck Ribéry, qui a été décisif au meilleur moment pour l'équipe. Il sonna la révolte de France, et fut au four et au moulin. Neutralisé pendant près de 30 minutes dans son couloir latéral droit, il n'a pourtant jamais baissé les bras, et réussit à perçer la brêche. Franck Ribéry qui marque, c'est un premier symbole fort dans ce match.

Une fois 1-1, je crois que la partie ne pouvait plus nous échapper. La tête rageuse de Vieira à 10 minutes de la fin a été plus fort qu'un K.O. de boxe, car il parachève une maitrise collective totale. Vieira 2ème symbole de cette équipe, toujours là, toujours plus fort. Son but libère l'équipe, qui à ce moment du match sait enfin conclure et tuer le match.

Et puis...surgit le magicien, notre Zinedine Zidane, tant décrié en Espagne, tant critiqué pour sa méforme, le 3ème symbole...Quand on est une star, ne pas jouer à son meilleur niveau c'est être condamné à la critique. Zidane était hier soir au rendez-vous comme promis. Du point de vue technique, il n'a rien donné à l'adversaire. Un très grand match, couronné par un but déjà historique face à Casillas, après s'être offert un crochet meurtrier sur Puyol. Clin d'oeil madrilène par dessus le marché au capitaine de Barcelone. Comment penser qu'une étoile comme Zidane pouvait s'éclipser le jour d'un France-Espagne ?

Cette équipe a déjà réussi un grand pari, je salue une nouvelle fois la science tactique de Raymond Domenech, ainsi que son courage. je salue les Bleus parce qu'hier ils nous rendus heureux comme des gamins de 10 ans.

Maintenant tous les regards sont tournés vers le Brésil.

Et ceux qui comme moi ont attendu et souffert pendant 6 ans, savent que la première chose à faire, c'est respecter son adversaire.

Un France-Brésil pour un samedi soir 1er juillet, c'est comme un gigantesque dessert.

 

Par Bertrand - Publié dans : Foot Worldcup 2006
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Mercredi 28 juin 2006

Allemagne-Argentine                Angleterre-Portugal

Italie-Ukraine                             Brésil-France

Le dernier Brésil-France en Quart de finale d'une coupe du Monde date de Juin 1986, stade Jalisco à Guadalajara (Mexique). Un match inoubliable, de l'émotion, et pour conclure un pénalty du petit bonhomme Luis Fernandez...

Par Bertrand - Publié dans : Foot Worldcup 2006
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