Dimanche 27 mai 2007

Le Zodiaque, ou Zodiac, appelé aussi le tueur du Zodiaque, est un tueur en série non identifié officiellement, qui a revendiqué 37 assassinats dans le nord de la Californie dans les années 1960 et 1970.

Un film est actuellement à l'affiche au cinéma, qui relate cette affaire.

Deux livres références ont été écrits par Robert Graysmith, à l'époque jeune dessinateur du célèbre Journal le San Francisco Chronicle, qui s'est par la suite passionné pour l'affaire et a continué l'enquête de manière privée, poursuivant le travail déjà colossal accompli par les 2 inspecteurs David Toschi et William Armstrong.

Le surnom du tueur provient de ses nombreuses lettres envoyés à la presse, incluant 4 cryptogrammes, dont 3 n'ont à ce jour toujours pas été élucidés. Les premiers ont été déchiffrés après une semaine par un professeur et sa femme. Les lettres sont également signées par un symbole ressemblant à une croix celtique ou à la visée d'un fusil de précision, un symbole également gravé avec la pointe d'un couteau sur une portière de la voiture d'une des victimes.

L'affaire du Zodiaque a été officiellement classée en 2004. L'identité du tueur reste pourtant inconnue et il n'existe pas de loi de prescription pour le meurtre. L'affaire reste ouverte dans le comté de Napa et à Vallejo.

Le principal suspect est Arthur Leigh Allen, que Robert Graysmith considère comme le tueur présumé.

Courez voir ce film, qui illustre sans aucun doute une des affaires les plus incroyables dans le domaine de la criminologie.

Par Bertrand - Publié dans : Affaires Criminelles
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Lundi 29 mai 2006

Résumé de l'affaire :

Le 28 septembre 1986, 2 enfants Cyril et Alexandre, sont retrouvés morts le long d'une voie de chemin de fer, le crâne fracassé par des pierres. Près de 700 personnes entendues par la Police. Parmi lesquelles Patrick Dils, alors apprenti cuisinier et âgé de 16 ans, est interrogé car il habitait la même rue qu'eux puis est relâché.

À l'époque, c'est un jeune fragile et surtout immature. Fin avril 1987, il avoue avoir commis ce meurtre et déclare qu'il a perdu la tête parce que les enfants lui jetaient des pierres. Le 28 avril 1987, il est interpellé. Le 30 avril 1987, il est inculpé d'homicides volontaires et écroué. Il se rétractera plus tard auprès de son avocat, mais la juge d'instruction n'en décidera pas moins une reconstitution pour le 7 mai, au cours de laquelle il admet toujours le crime. Lors de la reconstitution, son avocat de l'époque se forge son intime conviction : Dils est innocent.

Le 30 mai 1987, Dils lui écrit pour se rétracter. Le 27 janvier 1989, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises des mineurs de la Moselle. Le fait qu'il soit mineur n'aura pas été pris en compte.

Le 26 juillet 1990, ses avocats déposent une première demande en révision auprès de la Cour de cassation mais elle est rejetée faute d'éléments nouveaux.

Le 6 mai 1994, Patrick Dils demande la grâce présidentielle à François Mitterrand, qu'il n'obtiendra pas.

Le 27 mars 1998, son avocat, Maître Jean-Marc Florand dépose une nouvelle requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme était à proximité du lieu du crime à l'époque où il a eu lieu ...Le fait nouveau est de taille.

Le 21 juin 1999, la commission de révision des condamnations pénales accepte de soumettre le dossier de Patrick Dils à la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en Cour de révision. Pendant ce temps, il reste toujours détenu. Francis Heaulme reconnaît avoir vu les enfants le jour du crime mais nie être l'auteur du double meurtre. Sa présence constitue néanmoins un « fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ».

Le 3 avril 2001, la Cour de révision annule la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Patrick Dils mais refuse de le remettre en liberté en attendant un nouveau jugement. Le 20 juin 2001 s'ouvre un nouveau procès. Il est alors âgé de 31 ans, devant la cour d'assises des mineurs de la Marne. Coup de tonnerre : cette dernière, le 29 juin 2001, le condamne à 25 ans de réclusion criminelle. Il fait appel, comme le lui permettent désormais les nouvelles lois en vigueur.

Le 8 avril 2002 s'ouvre le 3ème procès devant la cour d'assises des mineurs du Rhône. Le 23 avril 2002, l'avocat général ne réclame ni peine ni condamnation à son encontre et il est acquitté le 24 avril 2002. Il sort de prison le soir même à 22 h 10. Son innocence est reconnue.

Patrick Dils aura passé 15 ans en prison, victime d'une erreur judiciaire pour laquelle l'État français lui a versé un million d'euros.

Que dire ? Que penser ?

Aucun mobile pour ce crime, aucune preuve matérielle. Patrick Dils, un garçon bien élévé, immature, très introverti, timide, apeuré, qui se retrouve à avouer un crime odieux qu'il n'a pas commis. Puis une justice qui soudain se déchaîne et l'éxpédie en prison à perpétuité.

Puis Francis Heaulme, qui en ce 28 septembre 1986 passait par là, et qui, sans avouer le crime, décrit le lieu, avoue avoir grimpé le talus, pour aller "engueuler" les 2 enfants qui lui jetaient des pierres...

Comment diable ne pas faire le rapprochement si évident et si tragique entre le crime atroce des 2 enfants et le "routard du crime", qui compte parmi les plus grands tueurs en série de notre époque ? Comment admettre qu'aujourd'hui que Francis Heaulme ne soit toujours pas mis en examen pour ce double meurtre ? C'est une situation abominable pour les familles des victimes.

J'avoue après avoir regardé ce soir l'émission consacrée à cette affaire que je ne comprends pas l'attitude de l'inspecteur de police, qui persiste à croire que Dils est coupable en dépit de la présence de Heaulme ce jour là ?

Et puis la police scientifique a tranché et démontré en pleine cour d'Assises et de manière infaillible q'il était impossible pour Dils de commettre un crime à 17h quand lui-même arrivait près du lieu à seulement 18h45.

Cette affaire est incroyable. Elle est impitoyable pour les victimes de l'erreur judiciaire, elle l'est également pour les parents des enfants victimes.

Et puis...plâne l'ombre terrible d'un tueur en série.

Je suis convaincu que Heaulme est l'assassin.

 

Par Bertrand - Publié dans : Affaires Criminelles
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Dimanche 21 mai 2006

En 1933, Violette Nozières a 18 ans. Elle vit seule avec ses parents dans un modeste appartement dans le 12ème arrondissement, 9 rue de Madagascar.

Dans la nuit du 21 au 22 août, elle accomplit un geste terrible, en empoisonnant son père Jean-Baptiste et sa mère Germaine. Le médicament utilisé est le soménal. Son père meurt mais sa mère s'en sort miraculeusement.

Arrêtée quelques jours plus tard, elle se confie à l'inspecteur Marcel Guillaume, grande figure du 36 Quai des Orfèvres : "Je n'ai pas voulu tuer ma mère ! Je ne lui ai pas donné la même dose de Soménal qu'à lui, vous pourrez le vérifier. Elle, je ne lui voulais aucun mal. C'est de lui seul que je voulais me débarrasser. Depuis deux ans, je ne pensais plus qu'à cela, jour et nuit".

Selon moi, l'affaire Violette Nozières se résume à cet instant précis, dans les aveux terribles de la jeune femme. Le mobile est imperceptible pour les enquêteurs jusqu'alors, il deviendra évident aux yeux du célèbre inspecteur : Violette a tué parce que son père la violait.

Le procès de Violette Nozières est le procès de l'inceste. Or en 1933 la France est encore un pays bien pensant, où tuer ses parents est un crime ignoble qui doit être puni. L'opinion publique se déchaîne, Violette Nozières devient la cible de tous les maux, rien ne peut excuser la parricide.

En définitive, que mérite cette femme sinon 10 ans de prison avec des circonstances (tellement) atténuantes ? Cette France bien pensante de l'époque me fait enrager

Par Bertrand - Publié dans : Affaires Criminelles
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Samedi 6 mai 2006

Dimanche soir, ne manquez pas une nouvelle fois l'excellente émission de France 2, "Faites entrer l'accusé". Au programme : l'affaire Christian Ranucci, du nom du suspect présumé, jugé, condamné et guillotiné au petit matin du 28 juillet 1976 dans la cour de la prison des Baumettes à Marseille.

J'ai lu il y a quelques années l'ouvrage de référence sur cette affaire, écrit par le journaliste Gilles Perrault, L'affaire du pull-over rouge. Cette histoire a profondément marqué mon esprit car elle présente tous les symptômes désormais habituels d'une Justice clémente pour les Puissants et impitoyables pour tous les autres, comme le rappelle Jacques Vergès dans son dernier livre, Malheur aux pauvres.

Cette affaire fut retentissante à l'époque, elle a défrayé la chronique c'est évident.

C'est l'histoire d'une petite fille Marie-Dolorès Rambla, enlevée devant chez elle, le 3 juin 1974 à Marseille et retrouvée assassinée quelques temps plus tard.

Alors Ranucci coupable ?

Selon le quotidien belge « Le Soir » du 19 janvier 2006- dernier, des enquêteurs belges auraient établi que Michel Fourniret, le tueur en série, qui aime jouer au chat et à la souris avec les enquêteurs en les guidant vers le lieu de ses crimes, aurait admis avoir passé en 1974, année du meurtre de Marie-Dolorès Rambla, des vacances dans la région de Berre, près de Marseille, région dans laquelle le drame qui valut sa condamnation à Ranucci s'est produit.

Le quotidien « Le Soir » ajoute que Fourniret, qui était déjà connu à l'époque comme agresseur d'enfants, était, comme Ranucci, propriétaire d'une Peugeot 304 coupé (alors que le véhicule reconnu par le tôlier mécanicien témoin était une Simca 1100 grise). Selon la RTBFF, le véhicule de Fourniret à l'époque aurait bien été une Simca 1100. Ces derniers éléments méritent un réel approfondissement quand on connaît le CV de Fourniret....et quand on connaît l'importance de la marque de la voiture dans l'affaire Ranucci.

L'information a été démentie le même jour par le procureur de Charleville-Mézières, Francis Nachbar : « En l'état actuel des investigations multiples menées en France sur les faits criminels commis par Michel Fourniret et de notre connaissance des enquêtes effectuées par les autorités judiciaires belges, aucun élément sérieux, le plus ténu soit-il, ne permet d'accréditer de telles informations ou rumeurs. »

D'autre part, selon le Nouvel observateur qui cite le journal « La Provence », Michel Fourniret aurait assisté au procès Ranucci, en mars 1976. Le quotidien régional « La Provence » affirme détenir des photographies d'archives de l'ouverture du procès à Aix-en-Provence sur lesquelles l'on peut reconnaître Michel Fourniret. Alors info ou intox ?

Le nom de Christian Rannuci figurait malgré tout dans le carnet d'adresse des clients du pédophile Jacques Dugué....

Qui croire, que croire 30 ans après ?

Par Bertrand - Publié dans : Affaires Criminelles
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Dimanche 30 avril 2006

A suivre ce soir sur France 2 dans Faites entrer l'accusé : l'assassinat du Juge Renaud.

17 années d'instruction et 6 juges différents, des centaines de personnes entendues avec à la clé des questions sans réponse : ni mobile, ni auteur n'a pu être mis en lumière. Les assassins n'ont jamais été retrouvés.

Le juge François Renaud, surnommé « le shérif » par le milieu lyonnais, avait été tué devant son domicile, rue de l’Observance, par trois ou quatre inconnus le mercredi 2 juillet 1975.

Le corps du magistrat, premier juge assassiné en France, avait été découvert, derrière des voitures en stationnement, criblé de balles de « Geco 38 spécial » tirées par deux armes différentes.

Le juge instruisait différents dossiers sensibles liés au milieu et à des personnalités compromises, au moment de son assassinat.

Affaire à suivre absolument ce soir.

Par Bertrand - Publié dans : Affaires Criminelles
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